Politique · Agriculture

Protéger les fermes, renforcer la sécurité alimentaire et bâtir la prospérité rurale

L’agriculture et le secteur agroalimentaire doivent retenir l’attention du Parti libéral de l’Ontario chaque jour. Toute politique économique sérieuse pour l’Ontario doit considérer l’alimentation et l’agriculture comme des éléments centraux de l’avenir de la province. L’agriculture est un moteur économique, un fondement de la sécurité alimentaire, une stratégie de développement rural, un partenaire de la gestion environnementale et une source d’emplois et d’innovation partout en Ontario.

Le plan de Lee

1. Garder les agriculteurs en agriculture

Le Programme de gestion des risques (PGR) devrait être renforcé immédiatement et révisé chaque année. L’Ontario s’est engagé à augmenter le financement du PGR de 150 millions à 250 millions de dollars sur trois ans. La province devrait verser la pleine augmentation maintenant pour contrer la turbulence actuelle des marchés internationaux et réviser continuellement le programme pour s’adapter à l’évolution de la réalité. La gestion des risques de l’entreprise doit être simple, bancable et adaptée aux besoins. Cela signifie un meilleur arrimage entre le PGR, AgriStabilité, l’assurance-production, les programmes de pluie pour les cultures fourragères, l’indemnisation pour les dommages causés par la faune et d’autres outils propres à chaque secteur. Le gouvernement de l’Ontario doit investir dans la recherche et l’innovation agricoles pour faire face à des risques comme le climat et la météo, les ravageurs et les maladies, la biosécurité et la salubrité des aliments, le commerce et les prix des intrants et des extrants ainsi que la réglementation environnementale. Les gouvernements fédéral et provinciaux et les parties prenantes devraient travailler ensemble pour soutenir les transferts intergénérationnels et créer des parcours pour les nouveaux entrants.

2. Protéger les terres agricoles

L’Ontario devrait exiger une analyse d’impact agricole sérieuse avant les grandes conversions de terres, l’expansion des limites d’établissement ou les projets d’infrastructure qui touchent les terres agricoles de premier choix. S’appuyer sur la politique locale ne suffit pas, car à mesure que les agriculteurs sont évincés du secteur, leur voix continue de s’affaiblir dans les conseils municipaux. Les évaluations d’impact agricole devraient être réalisées assez tôt pour influencer les décisions, comprendre des consultations sérieuses et utiliser des normes provinciales uniformes. La province devrait aussi explorer des outils de préservation des terres en collaboration avec les agriculteurs, comme les fiducies foncières agricoles, afin de conserver les terres de classe 1, 2 et 3 pour une production alimentaire potentielle ou de préserver les milieux humides, les prairies et d’autres éléments naturels.

3. Cultiver ici, transformer ici, acheter ici

L’Ontario devrait investir dans les abattoirs régionaux et de taille moyenne, aider les usines titulaires d’un permis provincial à atteindre de nouveaux marchés, réduire le chevauchement inutile entre les règles provinciales et fédérales et soutenir la formation des travailleurs. L’Ontario devrait mettre à profit les partenariats découlant de la Stratégie nationale fédérale pour la sécurité alimentaire afin d’agrandir le Terminal alimentaire de l’Ontario et de créer de nouveaux pôles alimentaires régionaux dans l’Est, le Nord et le Sud-Ouest de l’Ontario. L’Ontario devrait soutenir les épiciers indépendants, les écoles, les hôpitaux, les foyers de soins de longue durée et les banques alimentaires pour acheter davantage d’aliments ontariens.

4. Respecter la gestion de l’offre et renforcer chaque secteur selon ses propres termes

L’Ontario devrait défendre la gestion de l’offre dans les négociations commerciales et s’opposer à toute concession supplémentaire qui affaiblit la production nationale. Les secteurs qui ne relèvent pas de la gestion de l’offre ont besoin d’une gestion des risques concurrentielle, de financement de la recherche et de soutiens aux entreprises. Le gouvernement doit être vigilant quant à l’équilibre entre les secteurs de la gestion de l’offre et ceux qui n’en relèvent pas lorsqu’ils se disputent les terres, et apporter les ajustements nécessaires.

5. Résoudre les problèmes d’accès aux services vétérinaires

Les vétérinaires pour grands animaux sont essentiels à la santé du bétail, au bien-être animal, à la biosécurité et à l’intervention d’urgence. L’Ontario devrait continuer d’élargir le recrutement et la formation des vétérinaires pour soutenir les affectations en milieu rural et auprès des grands animaux. Soutenir les services vétérinaires en équipe et les améliorations apportées au Programme d’assistance vétérinaire pour favoriser la rétention.

6. Investir dans la santé des sols, l’eau, la résilience climatique et une gestion pratique

Les agriculteurs devraient être traités comme des partenaires de la gestion environnementale, car leur gagne-pain en dépend. La politique agricole de l’Ontario devrait soutenir des résultats environnementaux concrets en maintenant ou en élargissant le financement de la santé des sols et de la conservation. Les investissements dans la recherche, les services de vulgarisation, les outils d’assurance et les infrastructures aideront à lutter contre les effets du changement climatique. L’Ontario devrait élaborer des incitatifs pratiques pour préserver le carbone et les éléments nutritifs des sols, les milieux humides, les bandes tampons, les habitats des pollinisateurs et les sources d’eau, tout en protégeant les terres agricoles productives et en respectant l’économie agricole.

7. Moderniser la réglementation sans affaiblir la santé, la sécurité ni la confiance du public

L’Ontario devrait continuer d’examiner la paperasse agricole avec les agriculteurs et les transformateurs à la table afin d’obtenir des approbations plus rapides, des règles plus claires, des inspections uniformes et de meilleures normes de service. La modernisation de la réglementation ne doit pas affaiblir la sécurité ni la protection de l’environnement. Elle devrait signifier des règles rapides, prévisibles et fondées sur la science.

8. Bâtir la confiance du public, la littératie alimentaire et le respect des agriculteurs

Le gouvernement de l’Ontario devrait promouvoir un lien fort entre l’Ontario rural et urbain. Cela comprend l’éducation agricole dans le programme scolaire, l’expansion des clubs 4-H dans les villes, les foires, les sociétés agricoles, les campagnes de littératie alimentaire et des occasions pour les dirigeants et les résidents urbains de visiter les fermes et de rencontrer les agriculteurs.

Le plan de Lee pour l’agriculture et le monde rural

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